NE PAS NÉGLIGER LA RÉCUPÉRATION

En parlant de maintien et des options qui s’offrent à l’athlète qui souhaite maximiser ses performances tout au cours de la saison, il est impossible de ne pas traiter du sujet le plus important : la récupération. Le corps a de vastes capacités mais elles sont limitées si on ne permet pas à l’organisme de se regénérer adéquatement. La nutrition et le programme de maintien sont eux aussi deux composantes essentielles du concept de récupération puisqu’elles doivent s’intégrer de façon équilibrée entre les entraînements (ou les pratiques) et les compétitions. L’objectif ultime est d’éviter le surentraînement et la surchage de travail du corps, un phénomène assez fréquent chez malheureusement trop d’athlètes qui oublient d’offrir à l’organisme le temps de repos nécessaire avant de retravailler de façon intense. Les conséquences les plus dramatiques du surentraînement sont les blessures répétitives et éventuellement, l’arrêt du jeu. En somme, le repos devrait être proportionnel à l’intensité et à la durée d’un entraînement ou d’un compétition. Plus l’entraînement à été long et intense, plus la durée de récupération doit être prolongée. Petit conseil : un lendemain de match devrait être une journée de repos. Ainsi fait, loin des blessures et encore capable de respecter son horaire d’entraînement en salle, les chances d’optimiser ses performances sur le terrain augmentent énormément.

 

 

CAPSULE SUIVANTE

 

 

Prélude

Supposons d’abord que votre saison de football compte 10 matchs sans semaine de repos. En d’autres termes, vous avez 4 pratiques par semaine fois 10 semaines (ou 2 mois et demi) ce qui constitue un total de 40 pratiques au cours de votre campagne, sans compter les playoffs et votre camp d’entraînement. Ça en fait du football et du temps à passer sur un terrain. Maintenant, demandez-vous si vous possédez les outils pour performer aussi bien physiquement du début jusqu’à la fin. Certains diront qu’il est impossible de le faire complètement mais il est tout de même possible de suivre une démarche vous permettant de conserver vitesse, force, capacité cardiovasculaire et masse musculaire. Non pas à 100%, certes, mais presque et voici comment.

 

La nutrition
La façon dont vous vous alimentez est un facteur primordial. La dépense énergétique provoquée encourue au cours de votre saison est énormeet nécessite d’ajuster les portions, le contenu et la fréquence de ce que l’on fourni à l’organisme. Vous pouvez à cet effet consulter la capsule précédente qui compte un guide pratique basé sur la nutrition sportive que nous avons également mis en ligne. Consulter cet article

 

Programme de maintien
La saison avance et les entraînements et les matchs se succèdent. Malgré une bonne préparation spécifique en période off-season, il est important de continuer à suivre un programme musculaire. Bien entendu, l’objectif ici n’est pas d’améliorer ses qualités musculaires car les efforts en ce sens pourraient nuire à la performance. Il s’agit plutôt d’offrir à l’organisme la possibilité de conserver ses capacités acquises hors saison et d’éviter l’effet de réversabilité. Autrement dit, pour ne pas perdre les améliorations que l’on a obtenu à l’entraînement, il faut les entretenir. C’est un peu comme faire le ménage dans une maison neuve. Ce n’est pas parce que le maison est neuve qu’elle retsera propre d’elle même, il faut l’entretenir un minimum.

 

Un bon programme de maintien doit s’ajuster à votre horaire de pratique ainsi qu’à leur contenu en plus des horaires de compétitions ou de matchs à venir. Durant la saison régulière, il est possible de fréquenter la salle de musculation à 2 reprises sans aucun risque. Si vous jouez le samedi par exemple (une semaine normale), vous pouvez très bien vous entraîner lundi et mercredi. Durant une semaine de séries éliminatoires avec une pratique en plus, une séance de musculation peut suffir.

 

Il est évident que la musculation à elle seule ne peut cibler toutes les qualités musculaires à entretenir. Voilà pourquoi vos entraîneurs de football devraient prévoir dans leur calendrier de pratique une séance ou deux par semaine de conditionnement cardiovasculaire (surtout anaérobique), ainsi que des éducatifs d’agilité et de vitesse (technique de course, changement de direction, etc.).